Paul Di’Anno + Nocturnall + Electric Gipsy + Dreamcatcher
Le Stock, Mennecy 17 décembre 2023
Texte et photos par Martine Varago
Remerciements à Chris Garrel pour l’accréditation

Dreamcatcher
Dans le cadre de The Beast Resurrection Tour 2023, le dernier concert se déroule en France. C’est le célèbre quatuor parisien de l’école heavy old school Dreamcatcher qui démarre cette soirée, affichée complet dès son annonce.
Avec en apéritif « It’s A Good Day To Die », le frontman Chris Garrel, au tatouage « Up The Irons » fièrement porté, se démène sur la scène étroite, tout en restant connecté avec ses musiciens Bastien Lemoine à la six-cordes, Olivier Louis-Servais à la basse et Thierry Thuane aux baguettes.
L’univers fantastique du groupe continue avec des morceaux comme « The Man Who Would Be God » (clip sorti le 20 octobre dernier*), « Whitechapel 1888 » et « The Woman In White ». Tous les fans de Dreamcatcher sont présents et commencent à chauffer la salle.
En guise de conclusion, comme souvent le groupe aime jouer, une superbe reprise de « Wrathchild » (Iron Maiden) impressionne et illumine les visages des fans qui chantent en choeur. Elle annonce déjà la fin de ce set trop court mais fait un joli clin d’œil au pachyderme du heavy metal.
Fier d’avoir réalisé leur rêve de jouer sur la même affiche que leur idole, Dreamcatcher invite le public à se retrouver au stand merch. Un léger inconvénient dans cette salle reste toutefois le son entouré de murs en tôle.
Setlist
It’s A Good Day To Die
The Man Who Would Be God
Whitechapel 1888
The Woman In White
Trustno1
Fly Away
Wrathchild
Les deux groupes suivants, tout deux brésiliens, sont Electric Gipsy et Nocturnall. Tout d’abord, les quatre musicos de Belo Horizonte Electric Gipsy, au look hardrock des 80’s, animent la scène et montrent leurs talents de rockers aux influences eigthies comme Aerosmith, Van Halen, Mötley Crüe, Whitesnake ou encore Dokken. Nos oreilles apprécient d’écouter ce hard rock au son glam accompagné de la voix puissante et sublime de Guzz Collins. Nolas tue à coups de riffs de guitare et Pete fait gronder sa basse, le tout appuyé par les baguettes magiques d’un sacré monstre Robert Zimmerman ! Des morceaux joués parfaitement enjouent le public et on a même droit à une reprise de Deep Purple « Burn » avant que le jeu ne se calme sur un blues « Right On » (Mother Ship). Cela fait plaisir de découvrir un groupe hardrock vintage moderne avec une énergie pétante et un charisme phénoménal !
Setlist
NOCTURNALL
Je me demande comment Nocturnall va pouvoir dépasser la prestation des Gypsy Boys mais ces quatre musiciens, de Sao Paulo, démontrent également leurs précieux talents entre du Lacuna Coil, du Megadeth et du DragonForce. Il faut ajouter que ce combo a déjà sorti cinq albums de NWOBHM dont le dernier s’intitule « Cosmic Redemption ».
L’intro démarre directement sur « Try Harder », le premier titre de leur dernière galette « Cosmic Redemption ». Deux autres titres du dernier album « Reset The Game » et « Screem For Me » se jouent ce soir et c’est du bon heavy.
Le chanteur Thiago Bianchi, vêtu d’une veste en cuir cloutée et muni d’un micro dont le pied est éclairé d’un tube bleu, n’hésite pas à braver le Stock, plonger dans les fans et inviter à chanter. Soudain, « Thunderstrike » d’AC/DC retentit et le public s’enflamme tout comme le bassiste Saulo Xakol, le guitariste Mike Orlando. Le batteur Henrrique Pucci appuie tout ce spectacle à coups de blast, de cymbales et n’en est pas à son premier coup ! Les virtuoses musiciens de Nocturnall conquièrent et mettent en transe les fans placés tout devant.
Setlist
Nocturnall Human Side
Paul Di’Anno
Le très attendu Paul Di’Anno, qui comme vous le savez, s’agrippe au micro d’Iron Maiden jusqu’en 1981 en live comme en studio (deux albums), avant que ses comparses, pourtant pas exactement réputés pour écumer les bars à eau, ne l’invitent à aller voir ailleurs tant sa dépendance à l’alcool est devenue problématique. Voilà pour résumer la fin du premier chanteur d’Iron Maiden.
Après avoir été conduit sur l’estrade en fauteuil roulant, Paul Di’Anno occupe le trône sur scène. Le groupe composé des deux guitaristes brésiliens, du bassiste et du batteur de Nocturnall lancent « Wrathchild » du premier album d’Iron Maiden, puis « Charlotte the Harlot » avec la voix sublime de Paul Di’Anno, arborant un tee-shirt de The Exploited. Paul, malgré son handicap, n’a pas perdu la force de son timbre et enchaîne « Murders in the Rue Morgue », « Remember Tomorrow »…
Le Stock est en entière osmose avec Paul jusqu’au dernier titre « Iron Maiden » alors que s’élèvent de nombreux signes du diable et des échanges de salutation s’accomplissent entre Paul et les premiers rangs. Chaque morceau d’Iron Maiden est savouré par les fans et, comme le dit Chris, « se faire plaisir et faire plaisir au public, transmettre aux autres cette passion qui nous anime, c’est ça notre moteur ! » sera le diction de cette soirée.
Bravo à Paul d’avoir effectué une tournée dans de telles conditions ! Cela démontre aussi une belle générosité. Cependant, je tiens à souligner que le travail des photographes, bénévole de surcroît, reste difficile : il faut quasiment demander l’autorisation pour espérer obtenir un coin d’ouverture sur l’accès à la scène. Demandons au Stock d’avoir un accès réservé au moins sur trois chansons comme dans les grandes salles !
Setlist
The Ides of March (intro)
Wrathchild
Sanctuary
Charlotte the Harlot
Murders in the Rue Morgue
Remember Tomorrow
Genghis Khan
Killers
Phantom of the Opera
Purgatory
Transylvania
Prowler
Running Free
Iron Maiden



































