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WILD DAWN – Bloody Jane’s Shore

 

WILD DAWN - Bloody Jane’s Shore

WILD DAWN – Bloody Jane’s Shore

GREG (Rhythm Guitar/Lead Vocals)
ROMAIN (Lead Guitar)
ALEX (Bass Guitar/Back Vocals)
MORGAN (Drums)


Dernier EP six titres des Orléanais, Bloody Jane’s Shore fleure le bon vieux Rock’n’roll bien burné et délicieusement Oldschool. Les gus ont déjà une expérience du live significative et terriblement efficace quand on voit leur pédigrée. Ils ont ouvert pour KORITNI, GIRLSCHOOL ou encore les NASHVILLE PUSSY, joué dans nombre de festivals dont le RAISMES FEST ou le Métal Corner du HELLFEST 2013, toujours en mettant le feu et assurant des sets assassins. Le nouveau méfait de WILD DAWN contient donc 6 nouveaux titres et 3 morceaux acoustiques issus de leur excellent et prometteur album précédent : Pay Your Due.

Ouvrant sur une guitare Fuzz, Decay nous plonge directement dans l’ambiance bien grasse du Stoner des WILD DAWN. L’ensemble a gagné en maturité cela se sent. C’est carré et la guitare de Romain fait des merveilles suppléée par une section rythmique efficace.

Comme à leur habitude ils font varier les rythmes au fil des titres, passant d’un heavy bien marqué à des parties plus aériennes ou purement «  classic Rock ». Cela permet à l’opus de ne pas s’enfermer dans un genre qui a du mal à se renouveler et de rendre l’ensemble varié et agréable à l’écoute.

Smite fait un peu redescendre la pression et pèche, à mon avis, par une construction un peu trop convenue. Le son est bon, la production est soignée mais aurait gagné à mettre plus en avant la basse et la batterie, un peu trop effacées à mon gout. Le titre éponyme de la galette Bloody Jane’s Shore est bien à l’image du groupe, brut et sans fioriture, mêlant retenue et explosions de grates affutées.

On retombe avec The End of Everything, qui n’apporte pas grand-chose à l’édifice. Il est vrai que WILD DAWN nous a habitués à des titres vraiment carrés et efficaces, mais là il faut avouer qu’il manque « l’efficace ». King Of An Empty Castle assure le minimum, mais après un bon départ l’ensemble se délite un peu malgré une partie vocale très intéressante.

Avec War, on retrouve la gouache habituelle du groupe. C’est pêchu et hargneux comme il faut. Le titre vous attrape par les cervicales et ne vous lâche plus jusqu’à la fin apres vous avoir trainé dans la poussière. C’est juste un pur régal à entendre.

S’en suivent les 3 titres acoustiques de la galette, et là j’avoue que l’intérêt du truc est vraiment là. Revisiter ses propres compos de cette façon est une approche vraiment créative qui permet de les redécouvrir. La voix de Greg gagne en puissance et se pose parfaitement sur les compositions acoustiques comme sur Stone Cold Motherfucker ou encore le très nirvanesque Better Days. Reste encore à gommer ce petit accent Frenchy et on aura une machine de guerre redoutable pour conquérir les bacs (la scène est déjà annexée).

Au final un EP avec de très bonnes choses et de moins bonnes. L’idéal aurait été de raccourcir le méfait à 3 nouveaux titres avec les compos acoustiques en bonus. Il n’en reste pas moins une bonne galette à coller dans votre lecteur.

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